Les viols et crimes des goumiers

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Les viols et crimes des goumiers

Message  Admin le Jeu 1 Nov - 10:54

Lors de la bataille du Mont Cassin Monte Casino), d'avril à juin 1944, le corps expéditionnaire français, constitué de goumiers marocains (de soldats algériens, tunisiens et de tirailleurs sénégalais) ou ces soldats coloniaux se rendirent coupable de crimes de guerre, dans les environs de la région de La Ciociara. Destruction de villages, vols et violences, mais surtout viols de masse (et assassinats de ceux qui essayaient de les défendre). Le nombre de viols varie entre 3 000 et
3 500 pour les femmes, des hommes ayant aussi été violés. Le nombre de morts étant, lui, estimé à 800 environ. C'est de ce triste épisode que vient l'expression populaire italienne « marocchinare » qui signifie violer.
"Marocchinate" (littéralement : femmes violées par des Marocains) est le terme employé pour parler des viols en masse réalisés par les Goumiers coloniaux contre un nombre considérable de personnes des deux sexes et de tous les âges après la bataille de Monte Cassino.





Les Goumiers étaient des troupes coloniales françaises irrégulières appartenant aux Goums marocains, ils formaient approximativement une division mais avec une organisation moins stricte et constituaient le CEF (Corps expéditionnaire français) avec quatre autres divisions : la Seconde Division Marocaine d'Infanterie, la Troisième Division Algérienne d'Infanterie, la Quatrième Division de Montagne Marocaine et la Première Division de la France Libre. Les Goums étaient sous les ordres du général français Augustin Guillaume.

Cette vraie histoire débute en Sicile. C'est Mariangela Profeta Fiore, réfugiée à Montegrande (au sud de la route nationale Licata-Gela) qui rapporte des premiers kidnappings de jeunes femmes italiennes par des Marocains qui « les considéraient leur butin de guerre et les emmenaient en ricanant et en les traitant de tous les noms, comme des prostituées. » Le deuxième (lourd) épisode on le retrouve à Capizza,
entre Nicosia et Troina: ici les Nord-africains se donnèrent à plusieurs viols collectifs. Mais ce fut pendant l'avancée vers la Ligne Gustav avant, et ensuite vers la Toscane que les Marocains se déchaînèrent.
Ils violèrent par milliers des fillettes, des vieillardes, des femmes enceintes, sans oublier les hommes !
Ils agissaient en bandes : ceux d'entre eux qui tâchaient de s'y opposer étaient invariablement abattus. Pour les victimes il n'y avait aucun salut : certaines, après pareil traumatisme, se suicidèrent.
Le journaliste Giovanni Minoli, grâce à des témoignages des victimes qui ont survécus, reconstituera un événement que, affirmera-t-il avec raison, «L'histoire officielle n'a jamais voulu raconter » C'est en effet rarissime de trouver dans les livres d'histoire ne fusse qu'une rapide allusion à ces crimes qui ont profondément marqué la libération de l'Italie dans le printemps de 1944 où des milliers de femmes furent violées et tuées avec une fureur inhumaine !







L'historien belge Pierre Moreau, pourtant est sur la même longueur d'onde que Minoli quand il affirme que: « Jamais ces tragiques évènements furent mentionnés par la littérature historique de la deuxième guerre mondiale.
Il y a, au contraire, des preuves que ces violences ne se limitèrent pas à la population des Arunci, pendant les cinquante heures " de prime" offertes par le général Juin à ses troupes, méritoires d'avoir réussi à percer le barrage ennemi au Mont Cassino.
Ce « phénomène » débuta en juillet 1943 en Sicile, traversa la région de Rome (le Latium) et la Toscane pour s'achever avec la mutation du CEF en Provence, en octobre 1944.
En mai 1944, en cette partie du Latium dénommée Ciociaria, les libérateurs alliés déchaînèrent les troupes marocaines du général Juin, les Goumiers, sur la population locale : 3.500 fillettes, adolescentes et femmes entre 8 et 85 ans furent violées, 800 hommes sodomisés et tués. Parmi eux le père Alberto Terrilli (curé de Santa Maria di Esperia).







Et dans le livre de Alberto Moravia « La Ciociara » on découvre le témoignage du capitaine d'artillerie Francesco Castelli qui nota scrupuleusement ce qui se passa à Esperia
entre le 16 et le 18 mai 1944.
Ce sont des affreuses réalités, des faits, témoignés et documentés, ceux dont on parle ! Des faits
qui, vous l'aurez compris, ne se limitèrent pas à la Ciociaria, loin de là ! A l'hôpital de Sienne, par exemple, furent accueillies entre autres 24 filles de 12 à 14 ans, toutes violées par la fureur criminelle marocaine. Ainsi à l'Elbe, Marina di Campo, Procchio, Capoliveri, Porto Longone
et Portoferraio.
Si en 1950, l’Union des Femmes Italiennes, organisation communiste féminine, parle d'environ
12 000 victimes et tente d’obtenir des indemnités pour ces femmes, un rapport du sénat italien de 1996, parle de 2 000 femmes violées, de 700 hommes tués.
Jamais le général Juin condamna ces violences commises
par ses propres soldats. Ni d'ailleurs le fit le général Charles De Gaulle pendant sa pourtant longue vie politique !







Sources :
Alberto Moravia et son livre "La Ciociara"
L'historien Pierre Moreau
Le journaliste Giovanni Minoli



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