Reinhard Heydrich

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Reinhard Heydrich

Message  Admin le Jeu 27 Déc - 10:09

Ayant eu un rôle majeur dans l’organisateur de la Shoah, Reinhard Heydrich participa activement à la terreur nazie de manière froide et déterminée, sans un soupçon de sentiment. Assassiné en 1942, ce bourreau arrogant à l’intelligence vive, grimpa tous les échelons dans le IIIe Reich.










Né le 7 mars 1904 à Halle, en Saxe, Reinhard Heydrich a pour père un musicien et un chanteur d’opéra tandis que sa mère enseigne le piano. C’est sans doute de là que vient cette recherche de reconnaissance et de notoriété qui va hanter Heydrich toute sa vie, la seule passion d’Heydrich sera le violon qu’il pratiquera toute sa vie. Lors de sa scolarité, il est considéré comme extrêmement brillant, tout en étant sportif, mais, élevé dans un état d’esprit ultranationaliste, il sera profondément bouleversé par la défaite de 1918, en accusant les Juifs et les Communistes. Il adhère au Freikorps et il choisit alors l’armée en tant qu’aspirant de marine.










Sa vive intelligence lui fait grimper les échelons rapidement et en 1930, il devient membre d’état-major de l’Amiral-commandant à Kiel en étant nommé officier de transmissions pour le service des renseignements. Mais un an plus tard, comme il a refusé d’épouser une jeune fille qu’il a mise enceinte, il est chassé de la marine pour « indignité » en avril 1931… Sans doute à cause de sa suffisance et de son air hautain et arrogant…

Quelques mois plus tard, il est accepté dans les SS en tant que simple agent. Là encore, son intelligence et sa vivacité d’esprit lui permettent de se faire remarquer et il devient, à l’âge de 29 ans, « Oberführer » (un titre se situant entre colonel et général), le 31 mars 1933. Bras droit de Himmler, ce dernier charge Heydrich de mettre en place un service de renseignements, spécifique aux SS. Il s’y appliquera au-delà même des espérances d’Himmler, fondant ainsi le SD (service de renseignements de sûreté).











Dès le début de l’ascension d’Hitler, Heydrich est convaincu que celui-ci prendra le pouvoir. Ses ambitions sont démesurées et, presque à l’insu d’Himmler, Heydrich fonde une organisation parallèle à l’état officiel, une sorte d’Etat dans l’Etat. Ainsi, pour lui, les SS doivent être prêts à prendre le pouvoir à n’importe quelle occasion bien que les effectifs soient peu importants et le niveau intellectuel des troupes bien faible. Ainsi, pour le SD, il recrute avec application des jeunes, doués intellectuellement mais aussi capables de faire preuve d’audace tout en étant efficaces et enthousiastes. La jeune élite SD arrivera peu à peu aux plus hauts postes.










Avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler, les membres du SD sont chargés de recueillir tous les renseignements possibles et imaginables sur les adversaires des nazis mais aussi de surveiller les responsables du parti et des SA. Ainsi, cette police secrète est, à l’origine, destinée à orienter l’action des policiers de la Gestapo. Ceux-ci sont en général des rustres, obéissant aveuglément, pour qui la vie humaine n’est guère importante.

Tissant sa toile, Heydrich devient peu à peu l’homme le plus redouté et le plus redoutable du IIIe Reich, dans l’ombre de Himmler, participant à l’ouverture du premier camp de concentration de Dachau en mars 1933. En 1934, Heydrich et Himmler organisent « la nuit des longs couteaux » qui arrive à la déstabilisation des SA et à l’élimination des responsables SA et des opposants du parti, les SS dépendant dorénavant uniquement du Führer. La cruauté d’Heydrich peut à cette occasion s’exprimer au grand jour.









Par la suite, Heinrich Himmler est chef de toutes les polices allemandes et Heydrich est son bras droit. Il va s’entourer de comparses aussi sordides que lui (Müller, Ohlendorf, Schellenberg et Nebe). Heydrich s’occupe ensuite de remplir le camp de Mauthausen dès 1935. Le 9 novembre 1938, c’est la nuit de cristal, une organisation montée de toutes pièces par Heydrich, Goebbels et Himmler pour se débarrasser des Juifs de Berlin. C’est sur son initiative, que les Juifs devront porter l’étoile jaune puis être concentrés dans des ghettos en n’ayant plus accès aux soins, à l’éducation ni aux transports. Il fera déporter 20 000 Juifs dans les camps de concentration dès 1938. Il sera aidé dans sa tâche par Adolf Eichmann.

En 1939, Reinhard Heydrich met au point un prétexte pour qu’Hitler puisse envahir la Pologne. C’est alors la création des Einsatzgruppen visant à détruire les Juifs d’Europe. En quelques mois, l’on compte 60 000 exécutions parmi les aristocrates, les Juifs et les proches de l’Eglise catholique en Pologne. On regroupe les Juifs dans des ghettos près de voies de chemin de fer.


En décembre 1939, Heydrich est nommé directeur de la section spéciale IV D4 de la Gestapo, spécialement dédiée aux questions juives. En 1941, l’action s’étend à tous les Juifs, hommes, femmes et enfants. Les massacres commencent, dont celui de Babi Yar près de Kiev les 29 et 30 septembre 1941 : on comptera 34 000 victimes ! C’est ensuite l’arrivée des premiers camions à gaz pour accélérer l’extermination sur le front de l’Est en décembre 1941. Puis c’est l’entrée en vigueur du décret « Nuit et Brouillard » qui impose la disparition des prisonniers sans laisser de trace.

La conférence de Wannsee est organisée par Heydrich le 20 janvier 1942 pour décider de l’organisation de la « Solution Finale ». La suite, on la connaît… Le but était d’étendre l’extermination à tous les Juifs d’Europe, soit 11 millions de personnes. L’opération « Reinhard » est lancée, soit dans un premier temps, l’élimination des Juifs de Pologne et de la Russie d’Europe. Selon certains historiens, le responsable du génocide ne fut pas Himmler mais Heydrich.








Finalement nommé en 1942 Protecteur du Reich en Bohême-Moravie, Heydrich dirige cette contrée d’une main de fer, améliorant pourtant le sort des paysans et des ouvriers contre la bourgeoisie, surtout pour faire tourner les usines de production. Les Britanniques vont parachuter deux soldats en Tchécoslovaquie pour assassiner Heydrich. Cela sera fait lors d’un attentat à Prague le 27 mai 1942. Heydrich décède le 4 juin 1942.







Les représailles allemandes seront terribles et auront pour conséquence de rayer de la carte le village de Lidice dont les habitants furent soupçonnés d’avoir aidé les parachutistes. Le corps d’Heydrich fut rapatrié à Berlin et eut droit à des funérailles nationales avec un hommage exprimé par Adolf Hitler lui-même. Ernst Kaltenbrunner prendra la relève d’Heydrich avec cependant moins de pouvoirs que son prédécesseur.

Source ... Encyclopedie Universalis












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